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Un nouveau ferry et un cargo 100% électrique en 2018

8 Août , 2017  

Un premier ferry a été mis en service en février 2015 dans le comté de Sogn og Fjordane, à une centaine de kilomètres au nord de Bergen. 50 ferries électriques seront en activité dans les Fjords d’ici à 2020. Non content d’être déjà leader européen de la voiture électrique, la Norvège est également en passe d’entamer une véritable révolution dans le domaine du bateau. Les autorités estiment qu’une cinquantaine de ferries électriques seront opérationnels dans les Fjords norvégiennes d’ici à 2020. Acquisition de nouveaux ferries électriques ou transformation de navires existants fonctionnant au diesel, les projets ne cessent de se multiplier en Norvège. Considéré comme l’un des principaux opérateurs norvégiens, Fjord1 n’échappe pas à cette transition. « A ce jour nous avons 63 ferries. Entre 2018 et 2020, nous mettrons en service 19 nouveaux ferries électriques. En outre, nous allons convertir quatre de nos traversiers existants en fonctionnement à batteries » a précisé André Høyset, Directeur des opérations de Fjord1. Déjà en construction en Norvège, un ferry 100 % électrique baptisé le « Future of the Fjords » sera livré en avril 2018, a annoncé la compagnie The Fjords. Une première mondiale, rapporte l’AFP. Le bateau, un catamaran de 42 mètres, pourra transporter 400 passagers, et naviguera à la vitesse de 16 noeuds. La Norvège lancera aussi l’an prochain le premier cargo tout-électrique : Ce sera le 1er cargo 100 % électrique et autonome au monde, qui permettra d’éviter annuellement près de 40.000 trajets polluants en camion. D’une autonomie de plus de 65 milles nautiques (120 kilomètres), le bateau pourra transporter une grosse centaine de conteneurs, soit de 3.000 à 3.500 tonnes de port en lourd, à une vitesse de 12 à 15 noeuds. Il livrera des fertilisants entre les ports de Porsgrunn (sud de la Norvège) et de Brevik et Larvik, à respectivement 8 et 30 milles nautiques de là. Avec ce nouveau cargo autonome à batterie, le transport est déplacé de la route vers la mer et, ce faisant, réduit le bruit et les émissions de poussières, amélire la sécurité routière et réduit les émissions de CO2 et de NOx (oxyde d’azote). La méthode est d’autant plus « verte » que l’électricité qui servira à charger le bateau au port est en Norvège quasi intégralement d’origine hydraulique. Le navire aux lignes futuristes, d’après les ébauches, s’élancera sans équipage à partir de 2020. La Norvège, pourtant un important producteur de pétrole, est en pointe dans l’électrification du transport. Sources : bateau-electrique, enezgreen et 8e-etage Découvrez les autres articles de Une blonde en Norvège Regardez les vidéos de Une blonde en Norvège. Une blonde en Norvège sur Facebook. Retrouvez le podcast gratuitement sur Itunes.

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La Norvège : 1er pays du monde à débrancher sa radio FM

27 Mar , 2017  

En janvier dernier, la Norvège a commencé à débrancher son réseau radiophonique FM. La ville de Bodø, dans le Nordland, a été la première à basculer complètement dans la radio uniquement numérique. Le gouvernement compte y faire passer tout le pays d’ici à la fin de l’année. La Norvège deviendra alors le premier pays au monde à abandonner ce procédé de radiodiffusion. Un saut dans le futur, vendu comme inéluctable et financièrement intéressant, qui rendra obsolètes des millions de postes de radio et qui ne plaît pas à tout le monde. Le Digital Audio Broadcasting et « la vieille FM » La diffusion radiophonique en « modulation de fréquence » (FM), lancée aux Etats-Unis après la seconde guerre mondiale, est progressivement devenue la norme dans le monde entier. La dernière modernisation radiophonique est la radio numérique terrestre (RNT) – Digital Audio Broadcasting (DAB) en anglais. Les arguments en faveur d’un passage à la RNT sont assez clairs et difficilement attaquables : meilleure qualité du son ; plus de stations qu’en FM (les 5 stations nationales en Norvège d’aujourd’hui deviendront 22, puis potentiellement 42) ; synchronisations de la radio avec d’autres médias (texte défilant, images, Web) ; possibilité de podcaster ; meilleure diffusion des messages d’alerte ; des coûts de diffusion huit fois moins chers, selon le gouvernement. La Norvège est un des rares pays à avoir développé la RNT parallèlement à la FM. Elles coexistent depuis 1995, pour des raisons technophiles mais aussi géographiques, comme le précise l’AFP : « La principale raison pour laquelle la Norvège est la première à franchir le pas est liée à la topographie du pays : ses fjords et ses montagnes, ainsi que l’éparpillement de la population sur des grandes superficies, font que la diffusion en FM est chère.  » L’ancien système est trop coûteux à rénover, selon le gouvernement, qui a donc pris la décision de l’abandonner au profit du tout numérique. « L’infrastructure FM arrivait au terme de sa vie. Ils devaient de toute façon soit tout remplacer, soit s’engager totalement dans la RNT », résume Stephen Lax, spécialiste des technologies de communication à l’université de Leeds. Malgré des arguments solides pour justifier cette transition numérique, des années pour s’y préparer et le fait que la bande FM existera encore pendant quelques mois, les Norvégiens ne sont pas contents. Un sondage publié par le journal Dagbladet en décembre montre que 66 % des Norvégiens ne veulent pas la fin de la FM. Seuls 17 % sont pour. Beaucoup de Norvégiens se sont vite rendu compte que, si le basculement vers la RNT devrait permettre à l’Etat d’économiser de l’argent, il leur coûtera individuellement plus cher, en tout cas à court terme, nécessitant de remplacer ou d’adapter les près de 8 millions de postes qui ne fonctionneront plus d’ici à un an et d’équiper sa voiture. Et en France ? La Norvège sait que, quelque part, elle fait un test grandeur nature au profit d’autres pays encore à mi-chemin entre la FM et la RNT. Si certains d’entre eux – l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne – ont déjà déployé la RNT avec un certain succès, un retard s’est accumulé en France. Vendue comme « la TNT de la radio » par Nicolas Sarkozy, elle avait été promise en 2008, puis en 2009. Elle a été déployée à Paris, Marseille et Nice en 2014, et Strasbourg, Lille et Lyon basculent actuellement. Le CSA vise une couverture de 20 % de la population d’ici à la fin de 2017, un seuil crucial, comme nous le soulignions il y a quelques mois : « Il déclenche l’obligation pour les fabricants d’intégrer la réception de la RNT dans les autoradios et les récepteurs radio. Or, les fabricants concernés – Sony, Philips, Panasonic, Samsung et les autres – sont hostiles à ces contraintes. » En attendant, la France a déjà commencé à mettre fin aux émissions sur grandes ondes, un mode de diffusion de la radio lancé au tout début du… XXe siècle. source : Le monde Découvrez les autres articles de Une blonde en Norvège Regardez les vidéos de Une blonde en Norvège. Une blonde en Norvège sur Facebook. Retrouvez le podcast gratuitement sur Itunes.

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Norvège : pays « le plus heureux du monde »

20 Mar , 2017  

Une blonde en Norvège

Le World Happiness Report 2017 a sacré la Norvège pays « le plus heureux du monde », devant le Danemark. La France se classe 31e. Il fait décidément bon vivre dans les pays scandinaves. La Norvège succède cette année au Danemark comme pays le plus heureux du monde, selon le programme mondial World Happiness organisé depuis 2012 par les Nations Unies. Le Danemark reste deuxième devant l’Islande.       Trois pays du Nord de l’Europe se retrouvent en tête du dernier World Happiness Report. Ce classement émane du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), un programme mondial lancé par les Nations unies il y a 5 ans.   L’étude passe au crible, pour la cinquième année consécutive, 155 pays, sur six facteurs: l’espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, le niveau d’aide sociale, l’absence de corruption au niveau du gouvernement ou dans le monde des affaires, et le PIB par habitant.   Des critères manifestement en berne en France, qui se classe à une très modeste 31e place, loin derrière d’autres grandes puissances européennes comme l’Allemagne (16e), et le Royaume-Uni (19e). Le top 10 est complété par la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, et la Suède.     Elle était en quatrième position l’an dernier, devancée par le Danemark, la Suisse et l’Islande. La Norvège est le « pays le plus heureux du monde » selon le rapport 2017 sur le Bonheur mondial ( World Happiness Report).   Le pays est suivi dans l’ordre par le Danemark, l’Islande, la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Suède. La France est 31e, gagnant une place par rapport à l’an passé. De leur côté, les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni se classent respectivement 14e, 16e et 19e.   Équilibre entre « prospérité » et « capital social » En queue de peloton figurent des pays d’Afrique subsaharienne : Soudan du Sud, Liberia, Guinée, Togo, Rwanda, Tanzanie, Burundi et République centrafricaine. Dévastés par la guerre, la Syrie et le Yémen sont également parmi les derniers du classement, qui compte 155 pays.     En résumé, « les pays heureux sont ceux qui jouissent d’un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement », a expliqué à Reuters Jeffrey Sachs, directeur du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), à l’origine de ce 5e rapport.     Sources : L’Express et 20 Minutes   Photos : North Philm Découvrez les autres articles de Une blonde en Norvège Regardez les vidéos de Une blonde en Norvège. Une blonde en Norvège sur Facebook. Retrouvez le podcast gratuitement sur Itunes.      

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Norvège : Le pays le plus écolo du monde?

26 Août , 2016  

Une blonde en Norvège - Telemark

Voitures essence interdites, déforestation prohibée, réductions drastiques des émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2030… En adoptant ces mesures, la Norvège s’affirme comme un pays précurseur.   la Norvège est passée à la vitesse supérieure depuis la COP21, même si elle était déjà bien placée dans la liste des nations les plus vertes du monde. En 2014, la Norvège se situait même à la seconde place des pays les plus écolos du monde, derrière la Suède et devant le Costa Rica. Un type de classement qui varie selon les caractéristiques observées dans les études mais qui donne un aperçu du potentiel et des ambitions des pays à l’échelle mondiale. Et si les pays développés sont parfois critiqués pour leur manque d’action concrète depuis la conférence de Paris de 2015 sur le climat, la Norvège, elle, fait figure d’élève zélée. En juin dernier, la Norvège a annoncé que la vente de voitures essence serait interdite d’ici 2025. Le pays figure déjà parmi les Etats d’Europe qui offre le plus d’incitations fiscales pour acheter des voitures électriques, rappelle le site de la chaîne d’information américaine CNBC.   La Norvège est également devenue le premier pays à bannir la déforestation, annonce le quotidien britannique The Independent. Les marchés publics devront désormais exclure toute offre émanant d’une entreprise dont les produits ont pu contribuer à la déforestation. En 2014, Oslo avait publié une déclaration conjointe avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, afin de “promouvoir un engagement national pour encourager des chaînes d’approvisionnement sans déboisement, y compris par le biais des politiques de marchés publics évitant les produits tels que l’huile de palme, de soja, le bœuf et le bois”. Selon le réseau Action Climat, la production d’huile de palme, de bœuf, de soja et de bois de construction est en effet responsable de 40 % de la déforestation de la forêt tropicale, et de 44 % des émissions de carbone entre 2000 et 2011.   Objectif “neutralité carbone” Dernière décision en date : le Parlement norvégien a annoncé que le pays allait viser la “neutralité carbone” d’ici 2030, devançant de vingt ans l’objectif de ramener à zéro le volume net d’émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, explique le journal canadien La Presse. La quasi-totalité de la production électrique nationale étant déjà propre puisque d’origine hydraulique, le pays scandinave a une marge de manœuvre limitée pour réduire ses émissions et devra, pour atteindre cet objectif, en grande partie recourir à l’achat de crédits compensatoires à l’étranger.”     Ecolo jusque dans les festivals La préoccupation pour l’environnement se retrouve même dans les festivals de musique. Au festival Øya, qui se tient au mois d’août, toute source de pollution ou de gaspillage est passée au crible, explique The Independent. 97 % de la nourriture proposée aux 70 000 festivaliers est composée de produits biologiques. Les déchets alimentaires sont triés à la main et 70 % sont recyclés, ce qui a permis d’éviter 40 000 tonnes d’émissions de CO2 en 2015, évalue un organisateur du festival. Après les festivités, les restes de nourriture sont donnés à une association d’Oslo qui les distribue à des personnes en difficulté. Et depuis 2009, les générateurs électriques, utilisés dans la plupart des festivals même si très polluants, ont laissé place à l’énergie hydraulique.   Source : Courrier international et Konbini     Photos : North Philm   Découvrez les autres articles de Une blonde en Norvège Regardez les vidéos de Une blonde en Norvège. Une blonde en Norvège sur Facebook. Retrouvez le podcast gratuitement sur Itunes.  

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